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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 15:15

Vus d'ici,

Les cyprès paraissent si loin.

C'est étrange.

 

Vraiment étrange.


En tendant le bras devant moi

Et en redressant ma main,

 Ils finissent par disparaître derrière un ongle.

 

Pourtant je sens leurs essences d'ici.

Les cyprès paraissent si loin.

C'est étrange oui.

 

Je me retourne.

Le souffle traversant les cyprès si loin

Vient caresser mes oreilles

Et projeter mon regard sur l'immensité des champs.

 

Devant moi désormais

Tout un système d'irrigation, colossal,

Aveuglant.

 

Tout aussi étrange.

 

En tendant le bras

Et en redressant ma main,

Ma peau en perspective ne masque presque rien

Des citernes si brillantes

Qui rutilent bien loin au sud des cyprès.

 

Je me dis alors

Que l'eau précieuse qu'elles contiennent avec arrogance

Est à portée de mes mains.

 

Et je revois mes ongles

Et les cyprès cachés derrière.

 

Me voilà à les planter là

Sur les citernes si brillantes.

 

Magiquement transplantés.

 

Les cyprès si loin me semblent alors si près

Sur ces citernes si brillantes

Qui sont en fait si ternes.

 

C'est étrange.

 

Etrange ce sentiment

Que le changement de monde est à portée de mains

Et qu'à la force des ongles

Nous pouvons abreuver les racines

Aux flancs des métaux.

 


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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 07:53

Que les opposants au "mariage pour tous" se rassurent!


Grâce à cette nouvelle loi,

ils n'auront plus le monopole sordide des violences conjugales

ni l'exclusivité honteuse de l'adultère

et du divorce.

 


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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 08:44

Ne pourrait-on pas rebaptiser

" La journée des droits des femmes "

En

" La journée des devoirs des hommes "?

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 15:18

 

 

Qui connaît vraiment la destination ?

Ils cheminent tous pourtant dans le même sens, d'un pas plus ou moins assuré. Certains courent parfois. D'autres traînent un peu des pieds. Les charges de sacs à dos sont inégalement réparties.

Les pauses sont rares mais précieuses, surtout pour ceux qui soignent leurs ampoules. Ceux qui tentent d'emprunter des raccourcis hasardeux sont souvent punis par d'épineuses rencontres.

L'entorse n'est pas rare, au coeur d'un pierrier hostile ou au détour d'un sentier rocailleux. Si le pas peut se faire collectif, l'effort reste solitaire. Le dénivelé surprend souvent. Le souffle se voit rudement mis à l'épreuve. Les muscles également. Entre plaisir et calvaire, chacun avance comme il peut.

Quelques cairns assurent le parcours et rassurent le marcheur. Cependant, il n'est pas rare de rencontrer d'autres pattes d'oie, croisements surprenants et fourches floues qui mettent le doute. Le balisage est loin d'être évident !

Les refuges n'ont pas la fréquence des panneaux indicateurs et sont souvent complets. Le bivouac devient alors une nécessité absolue, avec ses limites et son confort relatif.

Quelques randonneurs possèdent des cartes, même des boussoles. Les plus équipés, ceux aux chaussures high tech ultra confortables et aux bâtons de marche en carbone, exhibent hautainement leurs GPS.

Les autres se taillent bien quelques bâtons de pèlerins dans du branchage de noisetier, s'efforcent de suivre la marche, s'abreuvent dans des gourdes lourdes et déglinguées, enfilent, retirent puis réenfilent leurs gilets de fortune pour tenter d'approcher l'effet du gore-tex voisin.

Toutefois, avec ou sans équipement, la douleur survient n'importe où.

Des groupes se forment. Certains progressent individuellement, absorbés par quelques rêveries personnelles et extases paysagères, ou fixés sur leurs pieds lourds, tête basse et ruminant.

Tous avancent cependant, dans le même sens, vers un horizon commun.

Les inégalités sont criantes. Les chances de réussite aussi. L'accessibilité du sentier est parfois en cause. Tous en parlent, se plaignent, critiquent, s'enthousiasment, s'encouragent, envisagent la perspective du prochain virage ou la surprise du prochain sommet.

Les plus sûrs d'eux, arrogants ou compétiteurs acharnés, ne seront pas forcément les premiers.

Certains abandonnent le trek, capitulent. La voiture balai a un sombre visage ; on la connaît tous.

On l'a tous vue ramasser l'un d'entre nous, au détour discret d'une vire charmante ou dans le vacarme d'un traitre éboulis.

Alors, qui connaît vraiment la destination ? On s'en fout un peu à vrai dire. Mais il faut y aller.

La seule question qui compte au sujet de ce pèlerinage aussi savoureux que périlleux c'est :

« j'en suis où moi de ce chemin? »

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 15:14

 

 

11h30. Trois banc tagués au pied du bloc 4. La vieille Audi du père de Mohamed maladroitement garée à cheval sur deux places. Les poubelles qui débordent. Toutes les paraboles orientées vers la même énigmatique direction. Alors que le lycée voisin est déjà bien éveillé, Karim et Youssef se rejoignent aux abords du parking souillé. Leur journée commence. Entre la gravité du regard de caïd et l'innocence enfantine des miettes de céréales coincées aux commissures des lèvres, ils déambulent tels deux fauves en cage tirés de leur sieste par le bruit incongru des visiteurs.

Le jogging aussi bas que le front, la capuche vissée comme une coiffe folklorique, ils se rejoignent par leur rituel tchek alambiqué. Deux trois mots à peine, entre nouvelles des daronnes et considérations économiques suspectes.

A peine 35 ans à eux deux et les voilà lancés dans leur journée désoeuvrée : symphonie de coups de klaxons à chaque passage de riverain, concerto pour quatre yeux noirs.

12h45. Karim rejoint difficilement l'appartement exigu où l'attend sa mère depuis trente minutes pour casser la graine. Youssef sait que sa mère ne compte plus sur lui depuis bien longtemps : pour lui ça sera galette kefta au kebab voisin.

13h05. Reprise d'activité. Les compères retrouvent fissa leur banc favori pour mater les culs serrés de quelques lycéennes faussement égarées. Plein cliché de relation entre racailles et karbas.

Jusqu'à 16h30, va-et-vient incessant de voitures aux immatriculations improbables. Arrêts furtifs. Logique de guichet. Extraits de rap et raï mêlés. Karim et Youssef cultivent la beuh et l'illusion de s'enrichir.

Vers 17h ils croisent l'éduc de rue. Enfin, c'est plutôt lui qui les croise. Leur petit business se fait discret. Ils évoquent bien sûr leurs désillusions, leurs difficultés. Vite fait. Il faut bien lui donner du grain à moudre à l'éduc. Sentiment de culpabilité contenu.

17h30. Jeux de ballon au city-stade avec les petits frères. Cris joyeux d'enfants, chahut innocent, deals de chocos et cartes pokémon. Karim et Youssef se retrouvent malgré eux dans une parenthèse enchantée, sous les yeux d'anciens, émus par quelques souvenirs d'enfance du bled.

Les petits regagnent progressivement les blocs, hélés par les balcons. Karim et Youssef ne manquent pas de leur rappeler le cadre. A défaut d'être respectables, ils sont respectés. Quant à eux, ils vont encore traîner au bas des tours jusqu'à point d'heure, ballotés par l'organisation de leur commerce illicite, les passages inopinés de la BAC, les fous rires avec les potes, les trop rares contraintes familiales, les parties de console chez Mounaïm...

Ce n'est que vers 1h30 du matin qu'ils regagneront leurs chambres jamais dérangées, les yeux un peu embués, l'esprit manifestement préoccupé. A cet instant oui, chacun sous sa couette, ils pensent et pleurent un peu. La pudeur les empêchera de partager ces larmes demain matin et ils se cacheront toujours sous leurs capuches ou derrière leurs tcheks mal éveillés.

Mais moi, l'humble éduc de rue, je sais ce qui se passe derrière les masques. Je sais que Karim et Youssef existent ainsi en compléments respectifs du RSA d'une mère plaintive et de la petite retraite d'un père désabusé. Je sais que ce qu'ils donnent à voir, même en pire, révèle des capacités d'organisation et d'humanité infinie.

Ils font peur. Ils transgressent. Ils dérangent. Ils vivent.

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 15:09

 

 

La nouvelle fit grand bruit semble-t-il. Tout le monde dans le quartier savait déjà. Je le voyais bien dans leurs yeux. Curieux. Manifestement inquiets. Différents.

Pourtant je n'avais rien changé de mes habitudes. Le petit noir du bord du zinc avalé en quatre lampées en attendant le car. Les mêmes sourires, mêmes attentions pour tous les habituels acolytes de trottoir. La montée dans le bus, toujours empreinte d'un vif enthousiasme sociologique.

Ce matin pourtant tout avait changé. Leurs regards. Leurs évitements maladroits. Un certain malaise, pesant.

Je feignais alors l'innocence. Mais rien n'y fit. Ce fut comme une impression de mauvais rêve. Un frisson non identifié me parcourut l'échine. Les dix minutes qui me séparaient du bureau ne m'avaient jamais parues aussi longues.

Je prenais des vagues de mépris en pleine figure, à chaque croisement, chaque feu rouge, chaque halte. Même la vieille dame du fond de bus, habituellement si prolixe, fixait la chaussée défilante sans jamais risquer un regard vers moi. Torpeur surprenante.

J'avais soudain peur. Peur de ces manifestations brusquement hostiles.

La veille encore ces gens là répondaient aimablement à mes sourires. Souvent même à mon bonjour.

Les plus fermés, isolés dans leurs bouquins ou sous leurs baladeurs, levaient parfois la tête devant moi. Je nous sentais alors exister, ensemble, aussi fragiles qu'étaient nos liens.

Nos destins se croisaient en routines familières, quotidiens partagés. Des visages me marquaient.

Nous finissions tous par savoir qui seraient les prochains à monter dans le bus. Presque soucieux le jour où l'un d'entre nous manquait à bord. La vieille dame bavarde entamait toujours les conversations ; de jour en jour elle me dévoilait des souvenirs émus de son enfance. J'avais comme l'impression d'être son petit-fils adoptif des transports. Transporté je l'étais d'ailleurs, autant qu'elle.

Et ce matin, rien. Pire même, du dédain.

Oui, la nouvelle avait dû se répandre et manipuler les esprits.

La nouvelle est anecdotique. Ce récit du quotidien n'a d'ailleurs pas beaucoup d'intérêt si je vous en révèle la teneur. L'important est ailleurs. Dans l'être.

L'humanité a cela de fragile qu'elle est par nature instable. Faite de sursauts, d'éclats, de crises, de changements plus ou moins maîtrisés. Les plus grandes guerres comme les élans humanistes les plus fous en sont les symptômes absolus.

Ce bus, c'est un destin. Chaque voyage est différent. La nouvelle est-elle seulement réelle d'ailleurs ? Ou bien le fruit d'une simple pensée ? Peu importe.

Demain bien sûr je retrouverais ce petit monde, le café du matin, la route habituelle, la recherche éperdue d'une reconnaissance peut-être illusoire. Et quelle que soit l'humanité de demain, hautaine ou altruiste, je sais que c'est le regard de l'autre qui me fait exister.

Je continuerais à m'asseoir près de la vieille dame, à poinçonner mon ticket, à sourire aux gens qui montent dans le bus, à supporter autant qu'il le faudra le mépris passager, à participer peut-être un jour moi-aussi à ce climat social hostile, pourquoi pas ? J'ai le potentiel pour. Je ne suis ni pire ni meilleur qu'un autre. Le coût du transport est d'ailleurs équitable. C'est bien là enfin une justice.

Je sais aussi au fond de moi que ne plus prendre ce bus, c'est renoncer à vivre.


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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:16

Considérer internet comme un hôte innocent

De ses confessions intimes,

C'est sous-estimer considérablement le risque

De s'épencher par la fenêtre.

 


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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 12:29

Il m'arrive d'y songer...

Mais la plupart du temps j'oublie...

D'ailleurs,

De quoi voulais-je parler?

 

Je ne sais plus.

 

De ces impressions rétiniennes peut-être,

Aussi furtives que du rêve.

Volatiles.

 

Celles qui vous extirpent du quotidien

Aussi soudainement qu'une sortie de route à vive allure.

 

Images éphémères,

Souvent colorées, vives, éblouissantes,

Qui font de vous un être distrait par instants.

Lunatique.

Etrange.

Parfois inaccessible.

 

Du souvenir?

 

Je ne crois pas vraiment.

Des divinations encore moins.

 

Juste des sortes de flahs intemporels,

Complètement irrationnels.

Ceux-là même qui peuvent vous pousser

A quelques passages à l'acte compulsifs,

Comme celui d'écrire.

 

Les tentatives d'y mettre du sens restent vaines.

Et du coup,

L'écrit prend forme sans jamais parvenir à traduire

Cette alchimie qui en a causé la naissance.

 

La trace laissée finit toujours par frustrer l'auteur qui,

Submergé par l'émotion originelle,

Ne parvient pas à en traduire l'intensité.

 

Pourquoi j'écris?

 

Toute ma chair pourrait vous le dire.

Ne me demandez pas pourquoi.

Ma raison demeure sans réponse.

Et mes mots ne parleront jamais autant que ma peau.

 

J'ai le sentiment que dans le fond

Vous me comprenez.

 

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 09:34

P1080729.JPG

 

Comme l'eau sur la roue du moulin,

Tel est épris qui croyait prendre.


Indispensable.

Acteur joué.

Fusionnel mouvement de dépendance réciproque.

 

Energique.

Eternalité de l'accord.

Formation d'écumes perpétuelles.

 

Engrenages stimulés.

 

Sûre de sa force,

L'eau s'abandonne sur les pales de bois.

Et moi dans tes bras...



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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 13:03

Le texte métophorique qui suit se veut, une bonne fois pour toutes, une représentation de mon métier... Et maintenant laissez-moi travailler en paix svp.

 

 


 

 

 

(Générique d'introduction, genre 30 millions d'amis)

 

L'éducateur de rue, c'est quoi cette bête?

 

L'éducateur de rue est une espèce menacée, en voie de disparition. De nature très discrète, il évolue sur un territoire relativement restreint au milieu de nombreuses autres espèces, notamment au milieu de troupeaux de jeunes.

L'éducateur de rue n'est pas un prédateur. Son comportement se caractérise par des déambulations parfois hasardeuses dont le but n'apparaît pas toujours comme très clair aux yeux de la faune locale. Quelques observateurs animaliers avisés ont remarqué que les déplacements de ce spécimen étaient fréquents et réguliers, dans des espaces souvent investis par d'autres espèces pas toujours hospitalières. Manifestement, l'éducateur de rue veut attirer l'attention de la faune environnante. Sa danse d'approche peut sembler étrange, tantôt franche et directe, tantôt attentiste et en phase d'observation.

Il établit de nombreux contacts, serre des mains, décoche des sourires, écoute, échange, communique, délivre éventuellement quelques infos, orientations, conseils, préservatifs ou autres outils de socialisation. Il est à n'en pas douter un animal social (certains spécialistes animaliers diront "très affectueux") mais il cherche surtout à être un animal connu et reconnu.

Ses déplacements ne doivent en fait rien au hasard de la nature: il évolue exactement aux endroits et aux moments où il peut être vu, repéré, interpellé... (certains spécialistes animaliers diront qu'il est " à l'affût" ou "en parade"). En principe et contrairement à d'autres espèces dites "moins civilisées", l'éducateur n'a pas besoin d'uriner aux coins des rues pour marquer son territoire. Si à l'occasion il lui arrive de le faire, c'est un signe assez criant de mauvaise santé professionnelle.

La rue ne lui fait pas peur mais elle l'interroge sans cesse. L'éducateur de rue a un flair très développé qui lui permet d'être là où il faut quand il faut. Par extension, il explore volontiers tous les recoins investis par les espèces voisines: halls d'immeubles, aires de jeux, abords d'établissements, squats, terrasses de cafés, etc...

Il peut parfois donner le sentiment d'être isolé mais sa quête permanente de lien est pourtant très active (les spécialistes animaliers le qualifieront volontiers d'"animal de compagnie").

L'éducateur de rue est kebabivore; autrement dit, il se nourrit quasi exclusivement de sandwichs, kebabs et cafés. Ce mode de vie alimentaire ne nuit heureusement pas trop à sa carcasse ni à son pelage du fait qu'il compense largement cela par diverses formes d'activités auprès des troupeaux de jeunes (certains spécialistes animaliers diront alors qu'il est "très joueur").

On remarque souvent que des jeunes peuvent à l'occasion suivre l'éducateur de rue dans son terrier appelé "bureau". Ce comportement s'apparente fortement à celui du poisson-pilote qui suit de près le gros poisson et qui demeure néanmoins le pilote!

Le bureau et les actions éducatives sont souvent vécus par les jeunes, et notamment les jeunes blessés, comme un refuge, un nid où l'éducateur peut donner la becquée pour aider à panser (avec un A) et penser (avec un E). Il s'agit pour le jeune d'y trouver de quoi revenir plus fort dans son milieu naturel.

L'éducateur de rue entretient également de nombreux contacts avec d'autres animaux vivant sur le même territoire, souvent plus en meute, plus structurés et appelés "partenaires". Les terriers des partenaires sont plus ou moins perméables mais l'éducateur de rue cherche souvent à y trouver là aussi du lien et de la matière.

Dans la plupart des cas, l'éducateur de rue évolue en couple éducatif mais ce n'est pas systématique et sa capacité à être seul est régulièrement éprouvée. Cependant, dans un couple éducatif (quand il existe) le principe déontologique de l'espèce lui interdit toute reproduction. Il a ce qu'on appelle une "vie privée" qui demeure fondamentale pour son équilibre et qu'il s'efforce de préserver sur son territoire d'expression professionnelle. La survie de l'espèce est en partie assurée par des élevages appelés "centres de formation".

Enfin, l'éducateur de rue est une espèce relativement protégée; relativement seulement parce qu'il existe des conventions qui garantissent sa survie un temps donné. Il reste par exemple actuellement 8 individus de l'espèce en Ardèche, en  espérant que l'animal politique réputé parfois "féroce" puisse en assurer la survie et pourquoi pas permettre la réintroduction de quelques specimens...

L'éducateur de rue lutte pour ne pas être croqué tout cru, pour ne pas se faire apprivoiser ni dégénérer en une espèce d'"éduc à la rue" et pour prouver continuellement son utilité sociale dans la cruelle chaîne alimentaire et un écosystème complexe.

 

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Chez Vince

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