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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:02

Il semblerait,

D'après certaines statistiques,

Qu'il y a de plus en plus d'étrangers

Sur terre.

 

Constat démographique accablant

Dont la seule issue sera sans doute,

A l'avenir,

Dans l'usage intensif de charters intersidéraux.


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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 15:17

Art de l'entourloupe.

Subtilités de la manigance.

Tricheries, fumisteries.

Suspens.

Sus à l'ennui.

Plaisirs de l'arnaque.

Jouissance délictuelle.

Adrénaline de la supercherie.

Coups bas.

Tromperies.

Combat glorieux de la routine et de la morosité.

Introspection délicieuse du truand.

Subterfuges en goguette.

Bonnie and Clyde en icônes.

Vice à tous les étages.

Détournement, contrefaçon, braquage.

Le gain en récompense.

Aves fracas et sans perte.

Eclat, virtuosité.

 

Vous nous éblouissez, nous,

Victimes apitoyées.

Soignez l'apparence, fustigez nos désarrois.

De toute façon,

Nous sommes riches d'autre chose

Que vous n'aurez jamais.


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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 13:18

Profitons que vampire

S'en aille boire un cou

Et que le vent, même pire,

Ne se voit plus beaucoup.


Profitons d'accalmies

Et du temps sans à-coup

Vers tous nos amis qui

Du sang savent le coût.

 

Ils ont connu l'empire

Des morts que l'on respire

Toujours et qui secoue.

 

Ils ont connu des vies

Où leurs chairs asservies

Ne tenaient guère le coup.

 


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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 16:05

Quand on encaisse un peu moins bien les coups...

Quand on se surprend à débiter des morales jadis insupportables...

Lorsque les soupirs dépassent les souffles...

Lorsque le sommeil est vécu comme un sursis

Et le réveil comme une permission...

Dès que les cris d'enfants nous rassurent plus qu'ils ne nous agacent

Ou qu'ils nous émeuvent même quand les enfants sont absents...

Dès que le regard de l'autre suffit à nous parler...

Quand le désir s'amenuise alors que croît l'amertume...

Quand les souvenirs se font lancinants...

Lorsque les mots ne suffisent manifestement pas...

Lorsque les gestes n'ont plus d'intentions convaincues...

Dès que le gâtisme de nos pairs nous exaspère

Autant que notre décrépitude en marche...

Dès que tout nous paraît à la fois noble et vain...

Dès que l'on se croit enfin sage

Ou tout au moins un peu moins con qu'avant...

 

Alors oui,

Sans nul doute,

C'est que nous sommes sur le déclin.


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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 12:04

Il regardait compulsivement sa montre toutes les deux minutes,

Nerveux, fébrile,

Manifestement angoissé par l'idée que le temps puisse s'arrêter

Ou lui échapper.

 

14h35.

Soudain le train entra en gare,

Avec vingt bonnes minutes de retard.

Son regard scrutait les quais agités, inquiet.

 

Après trois ou quatre passages sous la grande horloge prévue

Comme lieu de rendez-vous,

Il dut se rendre à l'évidence:

Elle n'était pas venue.

 

Une brève consultation de son journal d'appels.

Vierge.

 

Après un quart d'heure d'attente stérile,

Désolé, désoeuvré,

Le voilà reparti en taxi, seul.

Même pas le goût de suivre la conversion engagée par le chauffeur

Sur les considérations météorologiques du jour.

 

15h45.

Alors qu'il dégraffait son bouton de chemise, comme pour mieux respirer,

Au coeur d'un bouchon boulevard Marceau,

Son portable vibra.

Et lui aussi.

Il se jeta sur l'écran bleuté et ouvrit le texto illico.

C'était elle!

 

Il eut à peine le temps de lire " je t ..." que son i-phone le lâcha.

Panne de batterie.

 

Saisi de panique, il jeta dix euros au chauffeur

Et quitta le taxi en courant vers la gare.

Qu'avait-elle écrit?

" Je t'attends sous la grande horloge "?

" Je t'en prie rappelles-moi "?

" Je t'aime, ne t'inquiète pas, j'arrive "?

" Je t'ai loupé à la gare" ?

...

 

En sueur, affolé,

Reboutonnant sa chemise en pleine course,

Il se lancait dans une course alléatoire

Sur les larges trottoirs mouillés,

Avec cette étrange sensation d'espoir et de peur mêlés.

 

16h18.

Retour en gare.

Quelques collisions avec des passants encombrés de valises.

Des "pardons" lancés à la volée.

Deux escaliers franchis en trois bonds.

Une série de dérapages.

16h22: arrivée essoufflée sous l'horloge.


Personne.

Grand désert.

Extrême détresse.

 

Sous l'oeil intrigué d'un chef de gare plein d'ennui,

Un dernier regard sur l'i-phone, désespérément éteint.

Et toujours cette question:

Qu'avait-elle écrit bon sang?

 

" Je te quitte "?


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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 18:59

" 私は波のように感じる私に侵入するために "… 

 

Disait-il ce matin là à son thérapeute

Dans ce petit cabinet cossu du bord de mer.

 

Il ne croyait pas si bien dire.

 

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:54

Quand on se voit tout petit déjà

Affublé en famille du qualificatif de "rejeton",

On peut considérer qu'on est plutôt mal parti dans la vie...

 

 


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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 14:10

La maîtresse lui disait toujours:

" On a le droit de se tromper ".

 

Elève appliqué,

Aujourd'hui mari infidèle,

Il a trouvé une nouvelle maîtresse

Qui l'éclaire un peu sur certains principes pédagogiques

Jadis insupportables.

 

 

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 16:41

Favelas ouatées.

Cellules cocons.

Larmes sucrées.

Douce merde.

Fusils fleuris.

Tendres génocides.

Viols langoureux.

Misère délicate.

Peines sensuelles.

Tyrans généreux.

Langoureuse torture.

Famines copieuses.

Haine aimante.

Peur rassurante.

Pauvres soignés.

Centres de rétention cosy.

Charters confortables. 

Ministère de l'immigration et de la cohésion sociale.

France terre d'asile.

 

C'est fou comme certains mots rassurent!

 

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 08:05

Faute d'âme, les bleus

Se retrouvent des bleus à l'âme.

 

Et leurs grands déballages d'états d'âmes

Ne sauront redonner une âme à l'Etat.

 

Maintenant,

Plus rien à foot.

 

Un joueur reçu à l'Elysée en entretien de convalescence:

35 minutes au JT.

Les sinistrés du Var: 15 minutes!

Le fond bleu et froid du plateau de télé

Me donne la gerbe.

 

Et je vois rouge.

Rouge colère.

Rouge passion.

 

L'emballement humaniste suscité

Par les blacks-blancs-beurs de 98

Ne serait que de la poudre aux yeux?

Faut croire que oui.

 

Et sur le drapeau,

Pourquoi le bleu d'abord?

En quel honneur?

Celui hérité d'un passé royaliste envahissant?

Celui qui se veut à l'image du ciel?

Ce même ciel qui a innondé le Var justement.

 

Me voilà azurophobe.

 

Le bleu des yeux de Carla?

Ces yeux épris aveuglément du bleu de son schtroumph.

 

Me voilà vert de rage.

 

Le bleu de l'uniforme?

Innondant comme dans le Var

Nos moindres espaces de liberté.

Et traquant ces mêmes blacks et beurs qui faisaient

Il y a peu encore

Le soi-disant honneur d'une patrie enthousiaste.

 

Le bleu de l'hématome?

Douloureux, persistant.

 

Le bleu des reflets du pétrole déversé dans nos mers.

 

Ce bleu arrogant

Qui va envahir à nouveau nos panneaux électoraux en 2012.

 

Picasso a certes eu sa période bleue.

Il a su cependant en sortir.

 

J'ose espérer que nous pourrons avoir les mêmes ressources.

A quand les couleurs chaudes?

     

  

  

 

 

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Chez Vince

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