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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 11:44

Devant moi d'admirables pays sages.

Cohorte de nations désunies.

Des vides, des plaines.

Des vallées, démons.

 

L'horizon s'embrume,

Larme au poing.

L'apanage glorieux des puissants.

Les crises en thème du tombeau des faibles.

 

Projections apocalyptiques et

Perspectives d'humanité honteuse.

Du sursis.

Des brins de solidarité parfois.

 

De l'exil, des dérobades spectaculaires.

Des peuples assoiffés de justice,

Repris de justesse.

La roue qui tourne et patine.

 

Enchevêtrements douloureux d'aciers et de chairs.

Batterie d'assauts et de chars.

Soulèvements maladroits de foi.

Equivoques.

 

Ivresses publiques en sphères privées.

Alliages lourds,

Unions légères, discrètes.

Grands arrangements et petit négoce.

 

Commerce des gosses.

Sommeil des sages.

Abords protégés des centrales.

Autres strass ou crasses.

 

Le paradigme perdu nous laisse sans voie.

Subsistance éperdue

D'une quête de station des sens.

Dans l'unicité des diversités.

 

Philosophies polymorphes.

Maux à mots.

A peine le temps de panser.

De l'espérance endormie.

 

Capitaux décapités.

Plaintes indécentes des nantis perchés

Sur les têtes courbées des miséreux.

Or plaqué sur métal souillé.

 

Paradis fiscaux

Et enfers fixés haut.

Reflets de rollex sous les ailes des charters.

Cris d'enfants écorchés.

 

De là où je suis,

On voit bien le mal.

Et les terres qui brûlent

N'émeuvent plus grand monde.

 

Désormais l'horizon

Souffre plus que jamais du manque de perspective.

Relevez vos persiennes

Et projetez vos regards.

 

Le mali, la palestine,

C'est ici, à deux pas.

Paradoxalement et à bien y regarder,

La Suisse me paraît si loin!

 

A défaut de tendre la main

A ceux qui souffrent partout dans le monde,

Pensons un peu nos lendemains

Et détruisons nos illusions.

 

Que celui qui n'a jamais rêvé de révolution

Me jette la première pierre.

En pleine gueule, ici ou ailleurs.

Comment faire de nos fragilités des forces?

 

Se résoudre à un destin,

Bien piètre aveu d'impuissance.

Crier ses rêves,

C'est déjà agir je crois.

 

 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 19:42

L'espace d'un instant...

 

C'est terrible de devoir contenir ainsi le temps

Et l'astreindre à des contorsions diaboliques.

Le mettre en boîte, le plier, le tordre.

 

L'espace d'un instant...


C'est petit. Tout petit.

Comme une boîte à musique ridicule contenant un chef d'oeuvre harmonique.

L'intimité troublée d'une ambiance de boîte à sardines.

 

L'espace d'un instant...

 

C'est souvent ce qui nous échappe dramatiquement.

Une furtivité déséspérante de fatalisme.

C'est l'écho des pas pressés dans les couloirs de métro.

 

L'espace d'un instant...

 

C'est un studio pour famille nombreuse.

La dimension d'un cube condamné à déborder.

Le boîtier d'une montre au tic-tac lancinant.

 

L'espace d'un instant...

C'est de l'émotion brutale sans perspective.

La projection d'un rayon lumineux sur un miroir terne.

Un fragment de temporalité déchue.

 

L'espace d'un instant...

Des discours pompeux sur les origines, les destinées.

L'évocation de la fin du monde, menace imminente.

Je pense que ça parle de la frustration existentielle.

 

L'espace d'un instant...

J'ai cru que l'humanité pourrait réfléchir autrement.

Sortir des carcans du quotidien.

Je vous invite à y croire encore...

 

L'espace d'un instant.

 


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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 10:58

Les grilles aux barreaux d'acier neuf et inoxydable

Ne devraient pas faire de vieux zoos !

 


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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 12:12

Plus une seule goutte d'encre...

C'est la panne seiche.


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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 16:43

Un brin d'orgueil et de prétention,

Par les temps qui courent,

C'est un luxe que seuls les salops peuvent se permettre.

 

De toute façon,

L'humilité sied bien mal au teint arrogant

Des écraseurs de têtes.

 

Leurs crachats méprisants seront un jour,

A force d'agglutinations haineuses sous leurs pas,

Leurs propres embûches.

 

Et en tentant dans leur chute mortelle

De se raccrocher à nos modestes guenilles,

Ils comprendront, un peu tard, ce qui fait notre force.

 


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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 16:11

Une main de fer

Dans un Guéant de voeux lourds...


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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 12:38

Le vent glacial cingle son visage écarlate.

Son rêve d'âtre est bien loin ce matin.

Un réveil de plus, presque inespéré.

 

Une lampée de piquette.

Un revers de manche au menton souillé.

Un remballage résigné de bouts de cartons

Et de la bouteille.

Puis une déambulation hasardeuse vers le café du coin de la rue.

Celui avec les tables en formica et la devanture poussièreuse.

 

Il entre et sa voix rocailleuse ose un "bonjour" délicat.

Le patron jette à peine un oeil entre deux coups de torchon.

Un client accoudé au comptoir tourne furtivement la tête

Par dessus son épaule

Et replonge aussitôt son regard dans les infos de la vieille télé.

Un autre tousse au fond du bistrot.

Aucune réponse.

 

Il traîne sa carcasse fatiguée vers la petite table isolée de gauche,

Encore jonchée d'une tasse de café sale

Et de tâches suspectes.

Pose son sac au pied de la banquette éventrée et s'installe.

 

Il farfouille le fond de sa poche à la recherche

De la monnaie glanée la veille aux abords du caniveau voisin,

Comme pour signifier son intention de client.

 

Ce n'est qu'au retentissement des pièces sur la table

Que le patron bourru daigne s'approcher pour prendre la commande.

- " ça sera? ".

- " Un thé s'il vous plaît monsieur ".

 

Le client du fond se remet à tousser

En projetant ses miasmes tout autour de lui.

 

Celui du comptoir vocifère contre les arabes

à la vue des infos sur les émeutes en Egypte:

- " Qu'ils se tuent entre eux ces ratons ! ".

Le patron se met à rire grossièrement

Tout en ramassant les centimes.

 

Une voiture vient stationner devant la vitrine embuée.

Une femme, élégante, en sort soudainement et pousse la porte du troquet,

Presque gênée.

Elle s'adresse aimablement au patron

Pour lui demander la monnaie sur dix euros.

- " C'est pour le parcmètre " se justifie-t-elle.

Celui-ci ronchonne mais accepte.

Aussitôt la dame repartie, il lance un tonitruant

- " Salope ! ".

Et voilà les clients lancés dans un bel éclat de rire collectif,

Sauf celui au sac à dos, toujours en attente de son thé.

 

Ricanant encore de sa splendide réplique,

Le patron apporte enfin le thé au client en guenilles.

Froid du coup.

Même glacé.

 

- " Merci monsieur ".

Le patron s'en retourne à son bar en se grattant le cul.

Le client du fond s'étouffe un peu entre sa toux grasse et ses rires.

Et celui du comptoir recommande un rouge limé et un banco.

 

Le client aux poches désormais vides avale son thé rapidement

Et se lève, comme pressé de retrouver le vent froid.

Il se couvre précautionneusement de son long manteau troué,

Renoue son écharpe,

Réordonne un peu son sac.

 

Les trois autres pendant ce temps rivalisent

naturellement de blagues bien à propos

Sur les "putes" et les "bougnoules".

C'est dans le vacarme de leurs rires

Et leur immense mépris

Que l'homme regagne le trottoir,

Non sans un timide

- " Au revoir messieurs ".

 

Ils l'observent enfin, regagnant l'angle de la rue,

Re-déballant son carton et son chapeau de mendiant.

La dame repasse à cet instant devant lui, de retour vers sa voiture

Toujours stationnée devant le bar

Et lui donne son reste de monnaie ainsi qu'un doux sourire.

- " Merci beaucoup madame ".

 

Tous deux dehors n'entendent alors plus la toux grasse, les rires graveleux

Ni les derniers commentaires de dedans:

- " Regardez-le l'autre clodo avec la salope ! ".

- " Aucun savoir-vivre celui-là ! ".



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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 12:34

Je ne pourrais jamais oublier

Ce que je n'ai pas appris.

Mais je ne suis toutefois pas certain

De retenir tout ce que je sais.

 

La mémoire, c'est un peu comme un sac plastique percé en son fond.

Le fameux trou de mémoire.


Le problème avec mon sac,

En plus du trou,

C'est sa contenance limitée.


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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 10:04

J'ai des tas de choses à vous raconter...

Pourtant oui, vraiment.

 

De tout, de rien.


Mon empressement et ma volonté d'expression

N'ont jamais connu telle intensité !

 

Vous me croirez ou non

Mais j'ai une envie folle de me faire bavard.

Causeur intarissable.

Pipelet impétueux.

Soûlant névropathe.

Bla-blateur compulsif.

Bonimenteur de taille.

Beau parleur.

Colporteur de racontars et potins.

Langue de pute.

Concierge primaire.

Grand amateur de verbiage.

Incorrigible bavard.

Commère prolixe.

Baratineur en démonstration.

Pie volubile ou perroquet babillard.

Crécelle loquace.

Jacasseur impitoyable.

Grande gueule.

Aboyeur public.

...

 

Je ne sais vraiment pas ce qui me retient...


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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 12:20

Une immense plaine vide.

Curiosité géologique vertigineuse.


Quelques tumulus suspects clairsemés.

Nos ombres à peine portées.

De ci de là,

Des reliefs aux contours flous.

Une végétation tourmentée.

 

De la rocaille sauvage.

Des lichens audacieusement engagés au milieu de détritus plantés.

Moult traces indéfinissables au sol:

Férailles endormies sous la rouille, anciens puits,

Jonchements osseux, vestiges de passés glorieux,

Reflets bruns, ocres, pétrole et sang.

 

Un vent glacial et pénétrant dans le dos.

 

Sous nos mains engourdies,

Une table de désorientation froide.

Posée comme une pierre de sépulture.

 

Une vue dégagée.

Presque infinie.


D'ici,

L'étendue des dégâts offre une perspective inouïe.

On aperçoit même sur la ligne d'horizon troublée

Les sommets de bêtise.


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Chez Vince

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