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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 11:57

Un peu d'histoire...

 

Se tenir à Caro.

 

D'après mes recherches, cette expression populaire aurait plusieurs origines.

 

La première proviendrait du monde des cartes à jouer, chaque emblème représentant une arme. Le cœur serait la noblesse, le courage. Le pique serait l'arme de l'infanterie et le trèfle le fourrage. Le Caro quant à lui représente le projectile tiré par l'arbalète. « Se tenir à Caro » signifie donc « être derrière l'arme », donc stable, en position de force.

 

La seconde origine serait un dérivé de l'argot « carette » qui signifie « chambre » et dans un sens plus figuré « cachette ». « Se tenir à Caro », ce serait donc se mettre à l'abri du danger.

 

Bon... Soit.

 

Mais pourquoi cette expression perdure-t-elle de nos jours alors qu'on ne trouve plus guère de gardes perchés sur leurs échauguettes avec leurs arbalètes, à part au Puy-du-Fou de temps en temps?

Pourquoi résiste-t-elle alors que l'argot n'est plus de mise que chez quelques vieillards gâteux encore plus incompréhensibles qu'un contenu de texto d'ado ?

 

Après des recherches historiques plus poussées, je sais pourquoi.

 

Cette expression s'est développée grâce au prénom Caro, légitimement issu de ces étymologies archaïques.

 

En effet, Caro s'est vastement répandu à partir de l'an 751 alors que Pépin devenait roi des Francs. La naissance du prénom Caro coïncide étrangement avec le début des Pépins.

 

C'est surtout Charlemagne, fils de Pépin, qui a contribué au développement de ce prénom.

En effet, après avoir eu l'idée plus ou moins lumineuse d'inventer l'école, Charlemagne, loin d'être con, inventa rapidement le jeu de cartes, anticipant par là-même les futures aspirations des lycéens et étudiants. Quel visionnaire ce Charlemagne !

Il s'inspira pour cela de l'air du temps en créant quatre emblèmes promis à un beau destin : le cœur inspiré de la bravoure chevaleresque, le pique inspiré de son armée, le trèfle inspiré des paysans et le Caro inspiré à la fois du projectile de l'arbalète et de la chambre à coucher, les deux passions principales de Charlemagne étant de tirer. C'est vrai, ne riez pas ! Pourquoi aurait-il baptisé son 3ème fils Louis le Pieux sinon ?

 

Ainsi se développa donc le fameux Empire Carolingien.

 

A l'époque, les filles baptisées Caro étaient vouées à devenir des femmes de caractère, à la fois fortes, assurées, dignes et fécondes. Le développement de l'Empire Carolingien fut ainsi directement lié à l'essor du prénom et donc à une invasion de femmes de caractère. Un caractère omniprésent qui fit s'arracher des cheveux à bien des hommes... à tel point d'ailleurs que le roi carolingien suivant se nomma Charles le Chauve.

 

Cet essor incroyable se poursuivit jusqu'au XV ème siècle où les anglais comprirent vite l'intérêt de coloniser ce prénom ; les grandes invasions anglaises s'étaient déterminées plusieurs lignes de conduites (les « lines ») dont la très stratégique CaroLine., d'où l'évolution du prénom vous l'aurez compris.

 

Une certaine Jeanne, rebaptisée Jeanne d'Arc comme pour se réapproprier le symbolique Caro de l'arbalète (parce que Jeanne d'Arbalète eut été assez ridicule), se mit en tête de bouter les anglais et les Carolines hors de France. Bien mal lui en a pris de se frotter à la puissance de feu des Caros ; ces dernières, du haut de leur extrême pouvoir de séduction et sûres de leur force féconde, ont ironiquement surnommé Jeanne d'Arc « la pucelle d'Orléans » en lui organisant un joli bûcher sur l'air joyeux de « ce soir on lui met, ce soir on lui met le feu »...

 

Du déclin de l'empire carolingien aux tentatives toujours vaines de destruction du majestueux prénom, subsiste aujourd'hui l'immortel Caro, toujours porteur de noblesse, de pureté, de sûreté.

 

L'expression « se tenir à Caro » désigne donc le fait, pour nous, de rechercher la présence rassurante et aimante de celle qui porte ce prénom surpuissant, au risque parfois de s'arracher les cheveux.

 

Cette expression tend à évoluer vers l'expression « tenir à Caro », beaucoup plus empreinte d'affectivité... mais ça, c'est une autre histoire.

 

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 12:51

DSCN0768.JPG

Je connais une grande aiguille

Qui dédramatise la lecture du temps.


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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 17:45

Quand Sam dit

samedi

moi ça m'dit.

Mais quand Sam dit dimanche,

ça m'dit aussi.

 

En fait, peu importe ce que Sam dit

et quand Sam dit.

Lundi, mercredi, samedi,

quel que soit le jour

moi, ça m'dit.

 

Toujours partant.

 

A tel point que même si Sam dit

jeudi,

bin moi je dis

ça m'dit.

 

Et lui d'insister:

" mais non ! Samedi

je dis !

Pas jeudi ! "

Je dis pas

jeudi.

 

Je dis juste que ça m'dit.

" Oui, c'est bien ce que je dis

aussi ".

 

On dit la même chose alors !

Tu me dis samedi.

Je dis juste que ça m'dit.

Et tellement ça m'dit

que ça m'dirait même mardi.

 

" Oh ! J'en ai marre dis !

Pourquoi un mardi ? "

 

En fait,

quand l'un dit

samedi

l'autre dit lundi.

 

Mais peu importe le quiproquo.

Nous sommes d'accord, c'est l'essentiel.

Rien à se prouver,

ni même rien à vendre dis.

 

" A vendredi ? "

 


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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 19:49

Le vacarme du silence résonne parfois

Jusqu'au plus profond de moi.

 

Je ne suis pas taiseux.

C'est l'écho qui retentit.


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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 13:10

 

 

Des contrastes.

Terre rouge.

Azur lumineux.

Essences de pins et châtaigniers mêlées.

 

Pieds nus et sandales de cuir.

L'oeil tendre derrière la lunette trouble.

Sourire.

Peine pudique.

 

Tourment romantique.

Le mot gentil.

Juste.

Parfum de reliure précieuse.

 

Le coeur malmené.

Et l'âme farouche, effarouchée.

Sans but et sous l'objectif d'une soeur bienveillante.

Un amour de parents recousu.

L'adieu brutal d'une aïeule chérie.

La perspective d'autres départs.

D'autres souffrances.

D'horizons brumeux.

 

Une aimante.

Passionnelle.

Douce.


Quelques ivresses et rires sur lits de bogues.

Le piquant au cul.

La larme à l'oeil.

Marquisette masquant chagrin.

 

Aujourd'hui

L'ombre est levée.

Restent l'éclat, la lumière.

L'ultime liberté.

L'enchevêtrement ému des souvenirs de ceux qui restent.

 

Geste d'espoir.

Révolution.

Le lien assurément plus fort.

Des lendemains garantis avec toi, même loin.

 

Jardin luxurieux.

Cultures de toutes sortes.

Carcasse éreintée dans les allées de légumineuses.

Genoux terreux.

Mains caleuses.

Curiosités, goût assumé des autres.

Envies démesurées de potages et d'unions.

Des recettes en tête.

Trop peut-être.

Appétence contrariée.


Resplendissant. 

Remarquable et tellement remarqué.

Ah oui, vraiment,

Sacré géranium !


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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 08:49

Secret, effacé, pudique, timide...

Tonitruant, vociférant, emporté, démonstratif...

Mariole, fanfaron, amuseur, taquin...

Décalé, original, mariginal, loufoque...

...

 

Il existe mille et une manière de bien cacher son Je.


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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 09:46

Les petites méthodes innondent nos quotidiens.

Greniers emplis de recettes passées.

Crasse tenace au plancher.

 

Les balises réduisent manifestement nos champs de vision

Et raccourcissent l'horizon.

Besoins farouches de réassurance.

Etiquettes.

Post-its.

Calendriers cochés.

Petits gri-gris au fond des poches.

Zapping instinctif.

 

Les rituels nous assaillent de toutes parts

Et nous baissons volontiers les armes.

Voix familières.

Madeleines de Proust.

Coutumes plus ou moins ridicules.

Introspections nostalgiques.

Souvenirs dociles et disponibles.

 

Un son, une odeur, un contact ...

Un goût, un regard, un souffle, une chaleur ...

Les marques ne manquent pas.

Et les manques marquent.

 

Des connexions à foison.

Du sens à trouver, partout, tout le temps.

De la raison à revendre.

Du refuge.

Un îlot.

Une quête fiévreuse d'infini.

 

Des petites méthodes, tout simplement.

Chacun les siennes mais universelles.

Partagées ou pas.

A la légitimité jamais prouvée et pourtant incontestée.

Des petites méthodes, oui,

Pour des rêves qui taillent bien trop grand pour elles !

 

De la matière pour demain.

Pour soi.

Pour d'autres.

Pour tout un possible.

Et pour rien à la fois.


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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 10:01

16h28.

Résigné, il quitta le hall immense et glacial,

Baissant la tête, comme pour regarder son moral dans les chaussettes.

 

Il s'installa alors au zinc cuivré du café de la gare.

Commande d'un double scotch sans glace.

Le patron, assurément perspicace sur tant de désarroi accoudé,

Accepta de lui mettre son portable à charger.

 

Passèrent douze minutes,

Et trois autres verres.

 

Il jetta ses derniers euros sur le comptoir et récupèra son i-phone,

L'air de ne plus y croire.

Cinq minutes défilèrent encore sans qu'il n'osa le rallumer.

 

Il l'ouvrit finalement en quittant la grande verrière embuée du café.

Son écran bleu affichait 17h01.

Deux barrettes au niveau de charge, c'était bien suffisant.

Et là, oui, le texto réapparut.

Que faire?

L'ouvrir et pleurer?

Ou le supprimer par fierté.

 

Il décida de le lire, tant pis.

Et,

Stupeur,

Il découvrit le message:

" Je te rappelle qu'on se voit lundi prochain; rdv sous la grande horloge.

Je t'aime ".

 

Lundi prochain! Mais bien sûr!

Erreur douloureuse d'agenda.

 

17h08.

Il se mit à pleuvoir; une pluie fine et légère.

Lui répondre? Non, pas tout de suite.

D'abord apprécier le coeur qui s'allège, la larme qui pointe à l'oeil ému

Et sourire de sa sotte impatience.


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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 16:34

Eternellement fauché,

Avec à peine quelques centimes en poche,

Je reste donc un grand centimental.

 


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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 15:22

" Un sentiment bien circonscrit est un sentiment mutilé ".

Paul Valéry.


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Chez Vince

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