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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 08:04

Au départ, rien de très transcendant.

Du lettrage empilé, vaguement offert au regard.

Du tableau de fond de salle d'oscultation

Pour fond de l'oeil fatigué.

  •  

X H J K L E M P

  •  

Du contemplatif utile.

De la consultation artistiquement mésestimée.

Lectures parfaitement abstraites.

  •  

Puis l'art de la correction.

Du tâtonnement verrier.

A gauche, à droite.

Montures lunaires chaussées.

Phrasés moins hésitants.

Sourcil défroncé.

  •  

Installation expérimentale du confort.

Fauteuil de cuir moins hostile qu'à l'assise.

Impressions rétiniennes mises au point.

Lecture jouissive.

  •  

Empathie d'ophtal-mots,

Complice des plaisirs littéraires entrevus.

  •  

La cornée émue par la page cornée.

L'iris noir comme de l'encre.

Le globe lunaire, rêveur.

L'artifice salutaire de la lunette promise.

Glissant sur le bout du nez,

Optique malicieuse.

  •  

Survie oculaire et sauvegarde sensitive.

Feuilles de soins aux saveurs poétiques.

Délice insoupçonné de la stratégie anti-myopique.

  •  

Acte de bravoure chevaleresque

Sur fidèle monture.

  •  

Oui, par ces lectures innocentes et hasardeuses

De la consultation

Naissent les prémisses de desseins plus élaborés,

Des promesses de lectures ravissantes.

  •  

Au fur et à mesure que la vue baisse,

La curiosité augmente.

Le soutien scientifique du spécialiste prend alors

Une dimension poétique absolue.

  •  

A mes yeux en tout cas,

Ce n'est pas une vue de l'esprit

Que de pouvoir en quelques lettres affichées

Nourrir l'espoir d'en écrire beaucoup d'autres.

 

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 09:06

Faut-il être en ongle réincarné

Pour pouvoir réellement la peau d'un autre pénétrer?

 

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 13:42
  •  

J'ai toujours rêvé d'être un connard.

  •  

J'ai l'occasion d'en observer de temps en temps, à la télé ou ailleurs et je jalouse secrètement tout l'art de leur merveilleuse misanthropie.

  •  

Ah! La faculté admirable de l'arrogance! (Fermez-là donc. Ecoutez-moi).

La chance délicieusement détestable de la misogynie! (Une claque dans sa gueule à celle-la. Tiens).

Si j'osai... Une carrière de connard!

Le concept ravissant de l'impolitesse! (Et hop, j'te passe devant en t'écrasant les orteils).

La jouissance de la goujâterie!  (Oui j'me gratte les couilles en public! Et alors?)

J'imagine le pied.

La voluptuosité de la vulgarité!

La classe de la trahison!

La virtuosité du mépris!

Les vertus de la perversion!

L'élégance absolue du coup de pute!

  •  
  •  

Selon mes recherches, la maîtrise de cet exercice nécessite un apprentissage long et fastidieux.

  •  

Une formation en alternance peut-être?

Un bon gros connard de patron, ça se trouve aisément. C'est certain. Seulement, comme tout bon gros connard qui se respecte (à défaut de respecter les autres), la plupart du temps il vous envoie vous faire foutre. L'inaccessibilité hautaine, c'est en principe le signe de l'excellence d'un maître d'apprentissage bien pourri.

Difficile d'accès donc.

  •  

Le parrainage alors?

Dans certaines conditions (droit de cuissage, promotion canapé, pots de vin...), le parrainage est possible. Cependant, il ne vous garantit pas contre l'arnaque ou la manipulation malsaine. D'ailleurs, un bon parrainage commence idéalement par une bonne baise (au sens propre du terme) et se termine souvent par une bonne baise (au sens figuré du terme).

Le connard en formation parrainée se retrouve fréquemment le bec dans l'eau et les deux pieds dans la merde. On dit alors qu'il apprend sur le tas (de merde). Cette douloureuse expérience est un module de formation à part entière. Malheureusement jamais validé.

  •  

La validation des acquis de l'expérience?

Sans véritables expérimentations de crasses et de vices répétés durant son enfance, ce mode de formation est à proscrire. A moins d'avoir eu la (mal)chance d'une véritable et fondamentale éducation pervers-narcissique au sein d'une famille fondamentalement indigne, les organismes qui valident ces compétences attendent l'imperfection parfaite et se montrent eux-mêmes très exigeants en matière de connerie et de sadisme.

Réservé aux plus téméraires.

  •  

La voie directe?

Les centres de formation ne manquent pas et ont en général des orientations politiques. Ainsi, nombre de nos représentants cravatés à l'Assemblée sont de véritables connards, formés laborieusement au sein d'établissements soigneusement tordus et malveillants.

Le concours d'entrée y est drastique; des recruteurs chevronnés cherchent à identifier votre potentiel de perversion à travers des batteries de tests complètement cruels.

Le contenu de la formation se répartit en stages honteux et développements théoriques diaboliques (manipulation, abus de pouvoir, mensonge, etc...).

Beaucoup de candidats. Peu d'élus (du moins à l'entrée des écoles... à la sortie, le débouché électoraliste étant plus évident).

  •  

Changer de milieu social d'évolution?

Bien sûr qu'on apprend certainement mieux la connerie en fréquentant des connards! C'est anti-socialement logique.

On m'a déjà conseillé de plaquer tous mes amis et famille (ce qui en soit est déjà un bel accomplissement de connard) au bénéfice de milieux plus hostiles. Sans toutefois aller dans cet excès, on peut tout à fait se faire la main sur ses proches (en maltraitant une grand-mère ou un chien par exemple, en frustrant systématiquement un enfant, en giflant sa femme, en manipulant son ami , en humiliant une personne fragile...). Tous ces petits actes de connard du quotidien sont de nature à vous forger une vraie mentalité d'ordure. Les déboires judiciaires qui en résulteront seront autant de preuves de vos compétences en cours d'acquisition.

Très long apprentissage. Fastidieux.

  •  

L'intervention chirurgicale?

Selon certaines études, la lobotomie favoriserait l'accès aux fonctions de connard.

Cependant, l'étiologie de cette intervention fait apparaître également de nombreux effets indésirables relatifs aux capacités cognitives. Cette pratique est donc recommandée seulement en cas d'extrême urgence. Aux risques et périls de l'usager.

Un connard lobotomisé se reconnaît aux effets secondaires: incapacité à élaborer, bêtise absolue... alors qu'un connard naturel est intelligent (c'est d'ailleurs ce qui fait sa vraie force de connard).

  •  

Le recours à la foi?

Les prières, même les plus ferventes, ne garantissent pas l'accomplissement des volontés; ça se saurait. Cependant, les expériences religieuses durant l'enfance (catéchisme, enfant de choeur, pratique cultuelle fréquente) ont au moins le mérite de vous confronter souvent à des connards chevronnés et redoutables, les pédophiles, et donc de vous exposer, paradoxalement, à des gens pas très catholiques.

A leur contact prolongé, l'apprentissage du vice peut potentiellement devenir un jeu d'enfant (façon de parler). Néanmoins les résultats aux examens (psychologiques) post-religieux tendent plutôt à témoigner de développements névrotiques considérables.

Plutôt contre-productif.

  •  

Le mimétisme médiatique?

L'espace médiatique offre une source quasi inépuisable de modèles de connards.

L'identification aux connards admirables est une résultante inéluctable de la consommation télévisuelle courante. Présentateurs télé, artistes, hommes politiques, chroniqueurs, candidats de télé-réalité et autres ego-exhibitionnistes de tous poils offrent au téléspectateur-éponge un panel vertigineux de connerie. De quoi s'inspirer largement.

Ces connards là sont pourtant, pour la plupart d'entre eux, purement artificiels: produits de marketing, hommes-sandwichs indigestes... En représentation. Des faux connards.

D'ailleurs, rien ne ressemble plus à un vrai connard qu'un acteur gentil mais excellent!

C'est à s'y tromper. Tant et si bien que, dans ce flot de paradeurs impudiques, il devient impossible de distinguer le vrai connard du faux.

Compliqué.

  •  

Les petites annonces?

Meetic ou Le Bon Coin? Tchats ou réseaux sociaux? Pas facile aujourd'hui de faire des vraies rencontres de connards dans cette webosphère malheureusement peuplée d'une majorité de gens normaux et équilibrés!

Bon courage aux entreprises de ce genre. Travaux d'Hercule.

  •  
  •  

Il est peut-être d'autres pistes que je n'ai pas explorées...

Je veux être un connard!

Un vrai faux-cul.

Un impur.

Un lâche.

Mauvais, hypocrite, vicelard.

Une petite ordure.

Une enflure de première.

Traitre, collabo, truand.

Un salaud assumé.

Un mal, un vrai.

  •  

J'en appelle à la solidarité des lecteurs de ce blog désormais.

Je veux qu'un connard malencontreusement attentionné me prenne sous son aile pervertie.

Vrais gentils cultivés sur la science perfide du connard (connartologues),  purs altruistes instruits, ou vrais connards miraculeusement égarés dans un soudain élan philanthropique, si ma quête de condition (in)humaine un peu particulière sait vous émouvoir, merci de me donner vos bons tuyaux.

  •  

Ames sensibles s'abstenir.

 

 

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 11:14

On a toujours derrière vers l'aine pas très loin le rein beau.

 

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 09:00

En filigrane sur ta peau

J'ai dessiné tout un frisson

Qui part du plus haut de ton dos

Et en descent là tout le long.

  •  

En pointillés jusqu'à tes reins

J'ai tracé tout un parcours,

Une voie d'émoi, un doux chemin,

Un vol direct pour l'amour.

  •  

Juste guidés par ton corps beau,

Comme le renard guide le corbeau,

Mes doigts savent direct où ils vont,

  •  

En quête de fièvre, d'un bout de sein.

Ils n'ont pour nul autre dessein

Que de te plaire, encore, toujours.

 

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 08:24

Un manque de caractère plus ou moins assumé.

Quelques humeurs anesthésiées,

D'éther minées.

Un regard endormi sur l'actualité.

Poncifs et clichés

En guise de pensées.

  •  

Il a quelquefois la nausée

Les yeux fermés.

Et c'est bien fait.

  •  

Il n'a qu'à se réveiller.

 

 

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 07:19

Entre la pudeur excessive de la porte close

Et l'outrancier dévoilement de la porte grande ouverte,

J'aime le charme de la porte entrebaîllée.

  •  

Alors que les autres portes ne font qu'enfermer ou claquer,

Elle, invite.

Elle aiguise la saine curiosité.

Elle excite autant qu'elle intrigue.

Elle entretient le mystère.

  •  

A l'heure du diktat de la burka ou du vice de l'exhib,

A l'heure de la fermeture trois points ou de l'open space,

A l'heure de l'omerta ou de la quenelle,

La porte entrebaîllée a quelque chose de délicieusement suranné.

  •  

Elle ne dévoile que des indices:

Chuchotements,

Bouts de chairs,

Parfums et ombres subtilement filtrés.

Suggestions.

  •  

La porte entrebaîllée stimule tantôt la parano,

Tantôt la libido.

Elle est à l'esprit ce que la soupape est au moteur.

  •  

Fermez la ou poussez la 

Et le rêve s'évapore,

Comme le courant d'air qu'elle provoque.

  •  

La porte entrebaîllée est une brèche délicate,

Une ouverture sur le monde, sage et timide,

Mesurée,

Modérée.

  •  

Les chastes la fermeront et leur raison aura raison d'eux.

Les épicuriens la pousseront et la magie disparaîtra.

Les poètes n'y toucheront surtout pas.

 

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 13:04

Dans les interstices du néant.

Aux commissures des lèvres muettes.

Sur le bord d'un rien.

Dans la profondeur d'un oeil fermé.

Devant des perspectives de murs à dépasser.

Aux confins d'un infini.

Dans l'abstraction absolue.

  • .

Partout où le rêve est à la fois impossible et permis

J'irai poser mon regard.

Inlassablement.

  •  

Et même sous la torture conjugée du réel,

Du pragmatique et de l'évidence,

J'irai chercher le mystère,

Toujours et partout,

Débusquer le charme impétueux des abysses de nos pensées.

  •  

Je ferai de ma curiosité existentielle

Un défaut assumé.

J'écris peut-être pour ne rien dire...

  •  

Tant pis. J'écris quand même.

Et si un lecteur, ne serait-ce qu'un seul,

Comprend ce que je veux exprimer,

C'est qu'on est déjà au moins deux à se sentir seul

Face à tant d'inconnu.

  •  

La projection de soi n'est pas une ombre,

Même à contre-jour.

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 13:54

Il regarde les filles sur les couvertures,

A défaut de les avoir sous les siennes.

Sur papier glacé il attrape chaud

Et se construit une vie de couple à la force du poignet.

  •  

Il a 15 ans, à tout casser.

Des boutons d'acné plein la face.

Sa daronne lui lave son linge souillé

Sans savoir qu'il vient d'accomplir son devoir oedipien.

  •  

Il est mal dans sa peau, trop flasque,

Trop grande pour lui.

Il a besoin de se soustraire du milieu

Dans lequel on le ramène sans cesse à grands coups de contraintes.

  •  

Il pleure parfois, rit souvent.

Il irrite son entourage quand sa voix déraille,

Quand il embaume le shit ou

Quand il pose, contraint, son téléphone comme s'il faisait un don d'organe forcé.

  •  

Pourtant, il y a une dizaine d'années,

Tout le monde l'admirait naïvement.

Nul ne l'imaginait encore bien membré,

Viril comme un certain rival paternel.

  •  

Lui, désormais guidé par la sainte verge,

Se voit parfois acteur porno

Bien que son braquemard turgescent

N'ait encore jamais enfilé le bonnet de bain pour aller à la cyprine.

  •  

Il s'entraîne, se prépare longuement, altruiste,

Sur un traversin ou grâce à l'opportunité des pages du milieu de La Redoute.

Il se met en condition, élevé aux médias gores, 

Navigant fiévreusement  sur le moins net du net.

  •  

Il va se civiliser sans doute, avec l'âge, la maturité.

Comprendre certainement un jour que la partouze

N'est pas la norme dans une vie de couple.

Il va, souhaitons-lui, poétiser sa sexualité,

  •  

Devenir adulte, bien élevé, plein de conventions,

Attaché à son tour à contenir, comme il le peut, sa descendance agitée.

Et devenir, presque par magie, complètement amnésique

Sur le branleur qu'il a été.

 

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 10:20

Rien.

Je me retrouvais isolé et affamé dans ce coin perdu.

  •  

Pas les moindres choucroute, aligot, hachis parmentier, gratin dauphinois, tartiflette, daube provençale, cassoulet, tarte flambée, omelette aux cèpes, pizza calzone, tapas, risotto, escalope milanaise dans ce trou !

  •  

Juste quatre planches.

Un bouquet de chrysanthèmes sur le ventre.

J'étais mort de faim.

 

 

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Chez Vince

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