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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 08:54

A l'ombre clairsemée des arcades

Elle déambule légère.

Sa silhouette de flanelle

Hante les terrasses ardentes.

  •  

Les regards la saisissent à peine

Et son parfum délicat allège mystérieusement

La lourdeur des effluves du pavé brûlant.

Son pas ne s'entend même pas.

  •  

Le souffle frais de ses passages légers

Soulage les nuques moites

Des clients alanguis

Et donne le sourire béat.

  •  

Des émotions gênées naissent aux abords

Des parasols qui se pavanent.

De frissonnants émois surprennent le badaud attendri

Qui se laisse envoûter.

  •  

Ni le bruit incongru des aspirations sirupeuses

Des fonds de verres clinquants

Ni le roucoulement impudique des pigeons en parade

Ne viennent troubler l'instant.

  •  

Un cliché de Doisneau pourrait sans doute la saisir,

Dans sa furtive permanence.

Mais ce que la rétine ne retient pas,

La chair se l'approprie en un frémissement.

  •  

Ce frisson parcourt alors l'échine

De celui qui sait voir les yeux fermés.

Et cette demoiselle aux formes pleines de charme

Se présente à nous parfois, elle se nomme Poésie.

 

 

 

 

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Published by Vince
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commentaires

Jerry OX 19/08/2013 15:39

Bonsoir Vince, un très joli et tres descriptif poème . Une belle en été que tu décris avec la passion que nous les hommes avons pour les femmes qui , (il faut bien l'avouer) font marcher ce monde et tentent de le rendre un peu plus beau .

www 05/08/2013 16:10

J'adore!

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