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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 06:04

D'après certaines sources catholiques, le plus grand génocide jamais connu au monde serait toujours en cours à travers la pratique banalisée de la branlette.

Cet argument me permet ici de proposer aux avocats de prêtres pédophiles un specimen de plaidoirie absolument infaillible et qui pourrait s'intituler "mon curé chez les juristes":

  •  

" Non mesdames messieurs les jurés, non monsieur le Juge, mon client n'est pas un criminel !

Comment considérer son geste aujourd'hui dans une société qui souffre, une société bancale et pervertie? Comment interpréter cet acte dit pédophile?

Je tiens d'abord à vous rappeler la véritable signification éthymologique du mot pédophilie mesdames messieurs les jurés: du grec pais ou paidos qui signifie enfant et philos qui signifie ami, la pédophilie n'est ni plus ni moins que l'amour des enfants. Il est indispensable de le rappeler.

Vous vous apprêtez donc à juger aujourd'hui un homme qui aime les enfants. Rappelez-vous-en ! Alors que tant de personnes les détestent, les maltraitent, les humilient, les exploitent, les abandonnent !

Certains qualifieront peut-être cet amour de démesuré. Oui, en effet, cet amour débordant dérange parfois notre société aveuglée.

Reconsidérons cet acte dans l'ensemble de notre société justement si vous le voulez bien mesdames messieurs les jurés. Observons ce qui se passe, quotidiennement, sous nos yeux qui ne savent plus distinguer le bien du mal.

Oui aujourd'hui encore nous sommes tous témoins d'un terrible génocide ancestral qui n'offusque que de rares personnes, dont mon client, et qui ne fait malheureusement pas le quotidien des tribunaux ! Je veux bien entendu parler mesdames messieurs de la branlette !

Combien d'enfants meurent chaque jour à coups de poignets et finissent prématurément leurs vies au fond de slips, de kleenexs ou de capuchons en latex? Combien? En avez-vous la moindre idée?

Qui s'indigne aujourd'hui de cette barbarie exercée secrètement (c'est bien là d'ailleurs un aveu d'intolérable tabou) dans des pulsions égoistes?

Combien d'enfants se retrouvent macabrement balancés, sacrifiés aux lèvres de quelques putes peu scrupuleuses, entre deux pages de sordides magasines ou sous les terribles sollicitations de Youporn?

Non, nous ne ferons pas ici le procès du diable, mais avez-vous mesuré, mesdames messieurs les jurés, le nombre d'assasins qui circulent librement aujourd'hui? Peut-être même dans cette salle d'audience, excusez mon ton volontairement provocateur, pouvons-nous compter parmi nous quelques amateurs d'infanticides manuels ou voleurs d'avenirs occasionnels...

Mon client refuse cette fatalité ! Il aime les enfants !

C'est cet élan vital face à l'horreur intime des masturbations sauvages qui a poussé mon client à démontrer de manière forte son amour aux enfants.

Oui peut-être lui-aussi, comme tout le monde, dans le temps révolu de son adolescence a-t-il commis un spermicide coupable. Le nier serait ridicule.

Mais c'est justement la conscience de cette macabre pratique qui l'a conduit dans les ordres... les ordres oui, mesdames messieurs les jurés, qui ne portent pas leur nom par hasard et qui se présentent bien comme la réponse ultime au désordre et au chaos. C'est bien cette conscience donc disais-je qui a conduit mon client à la révélation du bien, de l'amour et du don de soi.

Une loi qui dirait qu'il est interdit d'aimer les enfants serait un terrible instrument de barbarie! J'ose espérer que les lois de la raie publi... république pardon sauront garder leur caractère humaniste.

Alors oui mesdames messieurs les jurés, monsieur le Juge, vous avez devant cette barre (pas la sienne, celle du tribunal, un peu d'attention et de respect s'il vous plaît monsieur le Procureur, je vois votre sourire ironique) un homme qui est coupable d'amour.

Si l'amour est un crime, souhaitons alors une société de criminels.

Et pendant que vous jugez cet homme, des assassins branleurs sévissent impunément dans la moiteur perverse de leurs planques d'agissements et dans l'ignorance coupable et complice de chacun d'entre nous.

Mesdames messieurs les jurés, monsieur le Juge, merci de votre attention. La parole est aux parties civiles. "

 

 

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